I
Hier soir, vous êtes partie
En me laissant votre parfum.
Il m'a poursuivi,
M'enrobant, m'enivrant,
C'était comme être dans vos bras...
Et j'ai ressenti la chaleur de ta main
Dans ma main,
Oui, j'ai bien cru que tu étais là,
Près de moi.
C'est le vent qui s'est glissé
Par la fenêtre
Restée ouverte,
Un vent assez violent,Peut-être une tempête,
C'est ce vent là qui,
Se glissant chez moi,
Ramenant des embruns,
A eu raison de votre parfum.
Mais il a eu beau souffler et souffler,
Il n'a su chasser votre image
Près de moi.
II
Un rêve...
Une tonnelle
Avec des ampoules
De toutes les couleurs,
Un accordéoniste,
Une contrebasse,
Une guitare électrique,
Quelques cuivres et des percussions,
Des gens qui rien, qui dansent,
Une nuit chaude et étoilée,
Des enfants qui courent de partout,
Se cherchant et se poursuivant tour à tour,
Des odeurs de grillades,
Un chien qui aboie après un chat...
Et plein de joie au coeur,
Un rêve...
Envie de danser avec vous.
III
Ce matin,
Je me suis réveillé en pensant à vous,
A vos étoiles
Et à celles
- Qui sait ? -
Que je pourrais dessiner sur ta peau...
Cela ne tient qu'à toi,
Moi je suis fou,
Alors,
Vous savez,
C'est tout réfléchi :
Pas besoin de réfléchir
Pour savoir que mon coeur
A déjà dit chiche...
Mon coeur patient
Qui t'attendra,
Qui t'attend...
Tatoué sur votre peau,
Une constellation,
Cassiopée ou la Colombe...
Mon ciel étoilé.